386.

Nous avons pu tous deux, fatigués du voyage,
Nuos asseoir un instant sur le bord du chemin —
Et sentir sur nos fronts flotter le même ombrage,
Et porter nos regards vers l’horizon lointain.
Mais le temps suit son cours et sa pente inflexible
A bientôt séparé ce qu’il avait uni, —
Et l’homme, sous le fouet d’un pouvoir invisible,
S’enfonce, triste et seul, dans l’espace infini.
Et maintenant, ami, de ces heures passées,
De cette vie à deux, que nous est-il resté?
Un regard, un accent, des débris de pensées. —
Hélas, ce qui n’est plus a-t-il jamais été?
4 апреля 1838

<См. перевод>


Воспроизводится по изданию: Ф.И. Тютчев. Полное собрание стихотворений. Л.: Сов. писатель, 1987. (Библиотека поэта; Большая серия).
© Электронная публикация — РВБ, 2017-2018. Версия 1.0 от 30 октября 2017 г.

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